Pensées

Vendredi 4 septembre 2009
Quand le Quai d’Orsay ne s’en prend qu’à Israël


Par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international





jeudi 3 septembre 2009

Lors du point de presse quotidien, tenu le 3 septembre 2009, il a été fait état de la visite prévue ce jour et le 4 septembre du président de l’Autorité (sic) palestinienne à Paris, visite au cours de laquelle Mahmoud Abbas devait, tout d’abord, rencontrer le ministre français des affaires étrangères, avant d’être reçu, le lendemain, à l’Elysée.


Il a été indiqué que " le processus de paix sera au coeur des entretiens », car la « priorité » pour la France est « la relance urgente des négociations, avec pour perspective la création d’un Etat palestinien indépendant, viable, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël ».
Oui, vous avez bien lu : la France s’intéresse avant tout à « la création d’un Etat palestinien indépendant, viable, vivant en paix et en sécurité aux côtés d’Israël », comme si les Israéliens constituaient un obstacle à cette réalisation.
Comme si ce n’était pas Israël qui doit faire face, depuis plus de 61 ans, à l’hostilité de la population palestinienne, encouragée par les Etats arabes voisins !
Doit-on rappeler qu’entre 1948 et 1967, rien n’empêchait les Palestiniens de constituer cet Etat, puisqu’Israël n’ « occupait » ni la Bande de Gaza, ni la Cisjordanie, ni même Jérusalem-Est.
Il est vrai qu’à cette époque, la communauté internationale avait, tranquillement, laissé l’Egypte occuper la Bande de Gaza, tandis que la Transjordanie annexait la partie de la Cisjordanie, qui aurait dû constituer la base de l’Etat arabe, recommandé, en 1947, par les Nations Unies, ainsi que Jérusalem-Est, sans pour autant en faire sa capitale.
Ce n’est qu’au lendemain de la guerre de Six Jours (préventive au Nord et au Sud et en réaction à l’agression jordanienne, à l’Est et à Jérusalem) que la création d’un « Etat palestinien » est devenue une nécessité urgente et absolue.
Plutôt que de rendre l’Egypte et la Jordanie responsables de la situation, l’opinion publique et les instances internationales, manipulées par le monde arabo-musulman, ont préféré faire d’Israël le bouc émissaire de la situation des Palestiniens.
Et oubliant, contrairement à la pratique habituelle, de mettre en cause les deux parties, le Quai d’Orsay, d’après le compte rendu succinct de la partie du point de presse consacrée au Proche Orient, est allé, sous prétexte que cela aurait été « indiqué (par) le président de la République et Bernard Kouchner lors de la Conférence des ambassadeurs », la semaine dernière, mettre en cause, uniquement, Israël, puisqu’ « il faut arrêter la colonisation ».
Ici, encore, sans pour autant, pour notre part, approuver la politique suivie par les gouvernements israéliens successifs, depuis 1967, force est de constater qu’il s’agit là d’un faux procès.
Les habitants de Sderot et de plusieurs autres localités israéliennes sont, malheureusement, bien (ou plutôt mal placés) pour constater que le retrait israélien de la Bande de Gaza, depuis près de 4 ans, loin de leur apporter la paix et la sécurité, leur a apporté une angoisse permanente, des dégâts matériels et également des pertes en vies humaines.
Alors que l’on cesse de répéter à l’envi que la colonisation est la cause de la situation actuelle.
Certes, une moindre présence israélienne au delà de la « Ligne verte », indépendamment du fait qu’elle diminuerait la charge que constitue, pour Israël, la protection des habitants des implantations, faciliterait grandement la délimitation des territoires respectifs d’Israël et de l’ « Etat palestinien », question qui constituera, avec le règlement de la question des « réfugiés » et le statut de Jérusalem, l’un des points majeurs de la négociation à venir.
Décidément bien mal disposé à l’égard d’Israël, les responsables français mettent, également l’accent sur « la situation de Gaza », omettant de prendre en considération le fait que ce territoire est, depuis, plus de 2 ans, entre les mains du Hamas, dont les dirigeants narguent les Israéliens, en répétant, à l’envi, qu’ils ne reconnaîtront jamais Israël.
Et s’il est vrai qu’Israël maintient un blocus sur ce territoire, c’est bien parce que le Hamas, même au risque d’aggraver la situation de la population civile, est susceptible de détourner l’aide que l’on apporterait à Gaza, qu’il s’agisse de matériaux de construction ou de fournitures de pétrole, par exemple.
On ne peut donc que déplorer que les autorités françaises semblent n’attendre de concessions que de la part d’Israël, alors que les Israéliens attendent toujours la contrepartie de leur retrait de la Bande de Gaza.

Desinfos

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Vendredi 4 septembre 2009
Billet d’humeur librement reproductible accompagné de la mention de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.cccom

Victor PEREZ


Dans quel monde vivons-nous ?

A lire le compte rendu de la presse en général, et sur le conflit proche-oriental en particulier, un sentiment d’agacement et de rage assaille tout quidam un tantinet logique. Lorsque ce n’est pas le ‘’journaliste’’ qui va de son ‘’scoop’’ sur Israël, c’est le politique ou encore ‘’l’expert’’ qui prend la place laissée vacante.

On s’est familiarisé, par les soins de ces procurateurs par excellence, à ce que ce pays soit devenu, au fil du temps, le vilain petit canard responsable des maux de ce petit monde.

Mais comme dit l’adage, trop c’est trop !  

Après moult imputations ignominieuses datant de presque Mathusalem, comme l’accusation revisitée du journal Aftonbladfet qui a vu dans les soldats israéliens des intermédiaires meurtriers négociant, au mieux des intérêts de l’état d’Israël, les organes récupérés sur les ‘’Palestiniens’’, voici  Mouammar Kadhafi, lors du
sommet extraordinaire de l'Union africaine (1) consacré aux guerres sur le continent, incriminant Israël « d'être derrière tous les conflits en Afrique », de se servir « de la protection des minorités comme prétexte pour déclencher les conflits », ou affirmant encore que « Les Israéliens forment un gang et sont derrière tous les problèmes de l'Afrique ». (Sida, sécheresse, réfugiés …La liste de ‘’problèmes’’ dus au ‘’gang juif’’ étant trop longue à établir, chaque admirateur du Colonel y rajoutera celui qu’il désire !!!)

Outre un aveu du dirigeant libyen que la protection des minorités lui importe peu, on recherche désespérément des preuves de ses imputations.

Mais les faut il réellement pour que ces charges prennent forment dans l’esprit planétaire ?

-Qui se soucie réellement d’obliger ce dictateur à prouver ses assertions ?
-Quel chef d’état refusera de l’accueillir et de parapher des accords énergétiques et économiques suite à ses dires stupides ?
-Quelle Ong internationale s’élèvera contre cet éternel état de fait qui place Israël dans la posture d’accusé ?
-Quel parti politique d’un état démocratique s’indignera à ce sujet quitte à rehausser son honneur et perdre quelques électeurs ?
-Quel média écrira en lettre majuscule un titre aussi frappant que fut celui de Zola dans l’affaire d’Alfred Dreyfus ?
-Quel individu aura la force de caractère de braver le politiquement correct à l’image d’un Clémenceau ou le courage des Justes sauvant des Juifs au péril de leur vie ?
-Qui rappellera haut et fort que l’inculpé d’office est innocent jusqu’à la preuve du contraire ?

A toutes ces interrogations, une seule la réponse s’impose. Personne ! Ou presque !

Peu de gens croiront sincèrement, effectivement, aux diverses diffamations portées à l’encontre de « l’entité sioniste ».  Et pourtant, tant d’individus de par le monde n’hésiteront point à défiler à la moindre occasion qui leur sera donné de décrier l’état des Juifs. Pour quelle raison, sinon la haine du juif, perpétuel bouc émissaire de génération en génération ?

Si l’on avait besoin d’une seule preuve que la planète ne tourne pas rond à nouveau, l’imputation permanente à Israël de tous les maux est à elle seule parlante et démontre que l’occident, fier pourtant de ses valeurs, est prêt de nos jours à presque toutes les bassesses pour assurer son mode de vie. Ce qui préfigure des lendemains destructeurs et qualifie notre époque de munichoise.

Triste époque !

Victor PEREZ ©

Liens:

(1):
http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5irdZ0sUWa9mfbzMFwqZTKOQ4H_Dw
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Mercredi 2 septembre 2009
Pourquoi faut-il se méfier du discours de « Riposte laïque » ?
Cela faisait des mois que je réfléchissais à l’opportunité de clarifier et de clore définitivement le débat avec Pierre Cassen, animateur du site « Riposte laïque », tant les proses qui y sont véhiculées sont dangereuses et parfois même nauséabondes.
Libre à chacun évidemment d’exprimer les idées qui sont les siennes, mais lorsque ces opinions prennent l’allure d’une croisade contre les musulmans et leur culte en se drapant derrière le prétexte de la défense de la laïcité, il est nécessaire, me semble-t-il, de réagir et ce, dans un souci de clarté pour tout le monde.
Je tiens de prime abord à souligner une chose essentielle afin de lever un éventuel malentendu : en démocratie, toute personne a naturellement le droit de fustiger les religions, les dogmes et les idéologies. Et je n’aurai de cesse de me battre pour préserver cet acquis non négociable. Et de ce point de vue, « Riposte laïque » est dans son droit le plus légitime en critiquant l’islam, y compris violemment, si telle est sa volonté. Et je le précise : bien que musulman et croyant, mes amis, ceux qui luttent à mes côtés contre l’obscurantisme sont davantage des athées, des humanistes ou des agnostiques que de « bons pratiquants », tant j’ai toujours eu plus d’affinités avec des incroyants que je préfère de loin, à ceux qui restent enfermés dans des postures dogmatiques et des certitudes qui les empêchent de développer une réflexion et surtout la moindre introspection.
Cela étant, les progressistes que je fréquente n’ont rien à voir avec une quelconque pensée stalinienne et ils ont, à mes yeux, des positions totalement claires sur les questions relatives à la laïcité et aux principes du « vivre ensemble ».
C’est dire que je partage tout avec ceux qui ont identifié notre ennemi commun : l’islamisme et rien avec ceux qui volontairement, amalgament celui-ci avec l’islam.
C’est dire aussi que mon désaccord avec « Riposte laïque » ne repose pas sur le principe de la critique de la religion, tant s'en faut. Mon désaccord est né d’une observation qui, depuis le lancement de ce site, m’a permis de constater que Pierre Cassen et certains de ses amis veulent à tout prix nous faire croire qu’il n’existe aucune différence entre l’islam, un culte et le salafisme, un intégrisme instrumentalisé par des illuminés à des fins politiques. En gros, ces « spécialistes » autoproclamés de l’islam viennent valider une thèse extrémiste qui tend à affirmer que le salafisme serait le représentant « légitime et exclusif » de l’islam. Or, c'est exactement ce que disent les idéologues de cette pensée obscurantiste. Et cela est non seulement faux sur le plan factuel, mais en plus dangereux politiquement et naïf stratégiquement. C’est comme si je prétendais que les Témoins de Jéovah ou que l’Opus Deï sont les représentants « exclusifs et légitimes » des Catholiques, qu’Olivier Besancenot et son NPA sont la gauche ou encore comme si je soutenais que Jean-Marie Le Pen et Philippe de Villiers sont la droite ou la France, ou enfin comme si je clamais que les intégristes de la secte Neituri Karta sont les représentants légitimes du judaïsme.
Outre que le postulat de départ de certains membres de « Riposte laïque » est totalement ridicule et idiot, il faut quand même souligner qu’ils ne manquent pas d’imagination pour étayer leur propos. En d’autres termes, pour eux, la pratique du ramadan serait à mettre au même niveau que le port de la burka. Le pèlerinage à La Mecque est du même ordre que les revendications à caractère extrémiste. Pour eux, le musulman démocrate, pour peu qu’il pratique son culte, devient aussi suspect que le barbare qui égorge dans les montagnes afghanes. C’est cette notion du « tous pourris » car attachés à une « religion malade » que je ne cautionne pas, tout simplement parce qu’elle est fausse.
Elle est erronée parce qu’elle n’a pas l’intelligence de comprendre qu’on ne peut pas apprécier sérieusement et sereinement un texte du 7e siècle avec une grille de lecture du 21e siècle, surtout lorsqu’on préconise l’interprétation littérale comme le font les fanatiques. Avec de telles méthodes d’analyses toutes les religions, toutes les philosophies et toutes les idéologies, nées tout au long de l’histoire, seraient à jeter dans les égouts et tous les universitaires, islamologues reconnus et théologiens devraient plier bagages et rentrer chez eux. C’est bon ! « Riposte laïque » va réformer l’islam.
Appuyée sur un illuminé qui, certainement parce qu’il répond au prénom de Mohamed, se prend pour un Prophète et vient s’autoproclamer « fondateur d’un nouvel islam » expurgé de tous ses fondements et de toutes ses pratiques, Pierre Cassen, qui connaît l’islam comme moi je connais les secrets de la cuisine Inca, nous explique chaque semaine les dangers de cette religion qui menace la France. Parce que oui, quand des musulmans pratiquent le jeûne pendant le mois du ramadan, c’est toute la rédaction de « Riposte laïque », qui compte décidément plus de pseudonymes que de membres, qui se tord de douleur et lorsque ces mêmes musulmans se privent de sexualité entre 5h00 et 21h00, c’est Pierre Cassen et sa Lucette qui tentent une masturbation intellectuelle pour nous convaincre des graves répercussions engendrées par cette pratique cultuelle sur l’équilibre de la Planète et sur les finances de la France. J’avoue que l’émission Groland de Canal Plus ne ferait pas mieux !   
Bravo donc ! Ce que des années d’études n’ont pas encore cerné, Pierre Cassen, et ses nombreux pseudonymes, flanqués d’un hurluberlu connaissant trois versets du Coran, des bribes d’histoire et deux opérations mathématiques, ont réussi à liquider.
Avicenne, Averroès, Ibn Arabi et tous les mutazilites réunis, ceux d’hier comme ceux d’aujourd’hui, ainsi que toutes les écoles soufies n’ont qu’à accepter l’anonymat dans lequel, ils devront vivre désormais, le Mohamed de « Riposte laïque » est arrivé. Nous entrons dans une nouvelle ère puisqu’un nouveau messager est là, prêt à délivrer sa prose pour nous sortir de l’obscurantisme vers la Lumière. Ben Laden et tous les salafistes en tremblent déjà !
Soyons sérieux ! L’approche de « Riposte laïque » est farfelue parce qu’elle ne repose sur aucune connaissance théologique ni historique, elle se suffit de quelques lieux communs, d’ailleurs largement utilisés par tous les racistes pourfendeurs de l’islam. Mahomet serait un vulgaire pédophile et un massacreur et l’islam une religion de barbares. Les musulmans ? Des suiveurs ignares et des lâches incapables de se révolter contre leur dogme moyenâgeux. C’est ainsi que se résume leur pensée : tous kif-kif bourricot !
Celle-ci enfin manque totalement de sérieux, car elle sous-entend que le danger vient de tous les musulmans qui restent encore attachés à leur religion. De facto, ils ne peuvent plus s’intégrer, ni vivre en harmonie avec la République s’ils demeurent liés ne serait-ce à un détail de leur culte.
Enfin, leur texte sur la pratique du jeûne du ramadan est inacceptable, et j’ose le mot raciste, parce qu’il s’attaque, non pas à une religion, mais à des croyants. D’ailleurs, j’ai fait une expérience : si on changeait dans ce texte « musulman » par « juif », « ramadan » par « Shabbat » ou « Kippour », ce texte serait assurément condamné par les tribunaux et une grande partie des républicains, moi le premier, le dénonceraient.
Puisque les bonnes découvertes sont toujours le fruit d’expériences. Essayez vous-même et vous verrez le résultat. Voici le lien qui renvoie que l’article  :
(RL)   

Cela étant dit, ce qui est à la fois choquant et malhonnête de la part des animateurs de « Riposte laïque », c’est le fait qu’ils tentent depuis quelques années de fédérer autour de leur discours soi-disant laïque et sur lequel je reviendrai plus loin, outre des personnes, sincèrement nourries par la seule défense de la laïcité, d’autres qui ne cherchent pas, à véhiculer autre chose que des idées xénophobes. C’est ce mélange des genres qui me pose un vrai problème.
C’est un mélange des genres qui, depuis quelques années, permet à des racistes – ils n’ont pas d’autres noms – d’utiliser le prétexte de la laïcité, le danger que recèle le salafisme pour, non pas défendre la laïcité et les principes républicains, mais pour fustiger tout ce qui peut être coloré dans ce pays et tout ce qui peut leur sembler différent et notamment s’il est de confession musulmane. Pour beaucoup de racistes, le discours n’est plus à « l’Arabe est voleur et fainéant », mais le « musulman est fanatique et terroriste ». C’est la raison pour laquelle, et même si « Riposte laïque » est différent du Front National, il arrive à séduire de vieux lepénistes. Il est à l’image de ces électeurs traditionnellement de gauche qui ont voté pour Le Pen en 2002. Ce site pourrait d’ailleurs se transformer en parti politique pour finir d’achever Le Pen et ses descendants, tant Pierre Cassen et ses amis ont su adapter leur discours populiste, simpliste et caricatural et répondre, d’une part aux attentes de beaucoup de laïques qui devraient se méfier sérieusement de ce discours, et d’autre part, aux attentes de cette catégorie de racistes qui approuvent toutes les idées qui stigmatisent les personnes d’origine étrangère ou de confession musulmane. Raison pour laquelle certains représentants politiques de la droite dure et conservatrice, généralement ignorés par les médias, accourent pour répondre aux interviews de ce site internet. Dommage cependant qu’une femme comme Corinne Lepage continue de soutenir Pierre Cassen. Enfin c’est lui qui le dit !       
J’observe d’abord que ce site prend en otage la laïcité comme d’autres ont pris en otage l’islam. Et je pense sincèrement que certains racistes utilisent aujourd’hui le prétexte de la laïcité pour faire passer des idées racistes, comme Dieudonné et le centre Zahra utilisent leur prétendu « amour de la France » ou leur « soutien aux Palestiniens » pour véhiculer des idées antisémites. Si l’antisionisme est un antisémitisme sous la burka, « Riposte laïque » véhicule insidieusement un racisme coiffé d’un bonnet phrygien.   
Pierre Cassen s’est autoproclamé, avec certains de ses amis, Pape de la laïcité et de la « Riposte antimusulmane ». Pour lui, la question ne réside plus dans la séparation du temporel et du spirituel ; des Églises et de l’État ; dans une lutte pour la défense des principes laïques  – que je ne cesserai d’ailleurs de mener –, mais dans une guerre déclarée contre l’islam, ses symboles et ses pratiques. L’une de ses dernières sorties, celle que j’ai citée précédemment, consacrait donc une large place à la pratique du ramadan et les propos qu’il a tenus dans un article, signé d’un pseudonyme féminin, sont pour moi inacceptables. Appréciez plutôt ce passage : « Je trouve dramatique pour le voisinage qui n’est pas musulman de devoir subir, la nuit, pendant un mois, la vie nocturne souvent bruyante de voisins qui se rattrapent des frustrations quotidiennes », écrira cette chère Lucette Jeanpierre, alias Cyrano, alias Pierre Cassen, pour évoquer le « drame » vécu par les bons Français qu’il plaint (sic !), car gênés par leurs barbares de voisins musulmans si bruyants, si dénués de civisme et de savoir-vivre.
Nous le savons, les discours racistes comme les discours antisémites se construisent à partir de clichés. Et celui-ci en est un. Celui qui consiste à dire que le musulman, même lorsqu’il respecte la laïcité, la démocratie, les droits de l’Homme, même lorsqu’il est opposé au voile à la burka et même lorsqu’il ne menace personne et vomit le propos haineux de Ben Laden, il demeure une sorte de parasite pour la société moderne puisqu’il dérange « le voisinage qui n’est pas musulman de devoir subir, la nuit, pendant un mois, la vie nocturne souvent bruyante de voisins qui se rattrapent des frustrations quotidiennes » et qu’il coûterait de l’argent à la collectivité puisque la Sécurité sociale devra en payer les frais. Il écrira à ce propos : « Je serai curieuse d’avoir des statistiques sur le nombre de musulmans qui vont aux urgences, ou qui doivent se voir prodigués des soins, dans cette période… J’aimerais d’autre part de connaître les conséquences de la pratique du ramadan pour la Sécurité sociale, les mutuelles et les assurances ». Chiche ! Qu’il fasse son enquête auprès de l’assurance maladie, pour qu’il puisse enfin se rendre compte de l’ampleur de son ignorance. Le ramadan, si j’ose dire, n’a jamais tué personne, c’est la bêtise humaine qui ne cesse de faire des ravages. Et ces écrits sont bêtes, non pas parce qu’ils me scandalisent uniquement, mais parce que c’est du petit lait, des loukoums pour les idéologues islamistes et leurs émules.
Naturellement, ceux qui ont accepté le « bruit et les odeurs » de Jacques Chirac, ceux qui ont applaudi au « mouton dans la baignoire » de Nicolas Sarkozy et ceux qui raffolent de la sortie de Jean-Marie Le Pen qui disait : « Il y a 300 000800 000,
le maire ne s'appellera plus Gaudin mais peut-être Ben Gaudin », seront autant de personnes qui ne seront pas choquées par le énième dérapage de Pierre Cassen et de son site. musulmans à Marseille, le jour où ils seront
Replaçons les choses dans leur contexte. Le combat que nous devons mener est un combat pour le respect de la laïcité. La croisade de « Riposte Laïque » s’inscrit, elle, plutôt dans une lutte anticléricale, je dirais même antimusulmane tant elle vise à jeter le doute sur tous les musulmans, y compris ceux qui cherchent à pratiquer leur culte dans la sérénité et dans le respect des lois de la République. Cette tendance qu’a Pierre Cassen, et certains de ses amis, à vouloir mordicus jeter le bébé avec l’eau du bain en montrant une hostilité indécente à l’égard des musulmans, de tous les musulmans, en cherchant systématiquement à les renvoyer à leur « obscurantisme » qui serait consubstantiel à leur religion, n’a rien à envier aux constructions intellectuelles des intégristes musulmans, nos seuls et principaux ennemis, qui, via des discours similaires agressent musulmans et non-musulmans en utilisant, eux aussi, des clichés inacceptables.
Le discours de Pierre Cassen, et de ses amis, est également insultant, méprisant et condescendant à l’égard des musulmans tant il fait ressortir les bégaiements de certains milieux européens paternaliste et raciste qui, après avoir déroulé durant des années le tapis rouge devant la barbe des frères musulmans et la burka des wahhabites saoudiens, cependant que d’autres musulmans se faisaient massacrer dans l’indifférence générale par l’idéologie salafiste de ces mêmes Frères musulmans et de ces mêmes wahhabites saoudiens, viennent nous dire aujourd’hui que la victime musulmane de l’islamisme est aussi pourrie que son bourreau.   
Je n’ai rien contre la lutte anticléricale bien que c’est une lutte d’arrière-garde que la France a eu le temps de mener entre 1890 et 1910. Il faut juste l’assumer et ne pas venir nous parler de laïcité quand la nature d’un combat est en réalité la détestation d’une seule religion et de ceux qui la pratiquent. Naturellement, Pierre Cassen va certainement nous faire sortir son « Mohamed de poche » qui lui sert de faire-valoir. Et cela me fait sourire doucement tant, même Le Pen a recruté, lui aussi, des « Mohamed » pour chercher à donner du crédit à son discours.
Un « Mohamed de Poche » est nécessaire, en effet, pour ce genre de groupuscules, comme les rabbins de Neituri Karta sont indispensables à Dieudonné. Et, en réalité, Pierre Cassen aurait souhaité que je serve moi aussi de « Mohamed de Poche », mais il devra désormais déchanter. Parce que je l’affirme haut et fort que cela plaise ou non. Chez moi, il n’y a ni le double discours de Tariq Ramadan ni les délires des petits chaouchs de service. J’ai toujours vécu libre et mené mes combats en toute liberté. Alors oui je le dis : je suis démocrate, je suis fortement attaché à la laïcité, je suis tout autant attaché aux valeurs universelles – et de ce point de vue je n’ai de leçons à recevoir de personnes – et aux valeurs de la République française « une et indivisible », mais en même temps, je suis musulman résolument opposé au fanatisme, aux lectures obscurantistes à tous les fascismes, mais je n’oublie que je reste aussi un militant antiraciste qui refuse qu’on utilise de nobles luttes pour propager des idées puantes. Je pense être suffisamment clair ! 
Les constructions intellectuelles de « Riposte laïque » ne sont pas inédites, faut-il le préciser. Il n’y a rien de nouveau : si les animateurs de ce site Internet disent qu’un « bon musulman » est celui qui cesse d’être musulman, dans les années 1930, d’autres répétaient aussi que le « bon » juif était celui qui cessait d’être juif. Comme quoi certaines idéologies ont la vie vraiment longue et ont cette capacité à se muer, à se transformer et à s’adapter à leur contexte.
Je ne suis pas de ceux qu’on récupère ni de ceux qu’on instrumentalise. Et ce n’est parce que « Riposte laïque » m’a apporté son soutien publiquement à deux ou trois reprises après des menaces d’islamistes ou des agressions que je vais, pour autant, cautionner un discours et une démarche qui sont, à mes yeux, irresponsables et condamnables. Je sais que mon combat – qui n’a jamais été un combat contre la religion musulmane ni contre les musulmans, mais contre le fanatisme qui gangrène l’islam et contre le terrorisme – peut servir les intérêts idéologiques étroits et certaines pulsions racistes, mais je sais aussi que le discours de « Riposte laïque » qui favorise un climat de choc des civilisations sied également à ces mêmes intégristes musulmans que je ne cesserai de combattre. Les extrémistes – même lorsqu’ils sont diamétralement opposés – savent se nourrir mutuellement à travers l’intolérance que les uns et les autres véhiculent.
Je n’écrirai pas une dizaine d’articles à propos de ce site Internet. Je pense qu’il est en effet inutile de faire de la publicité à ce genre de dérives. Je demande néanmoins à Pierre Cassen d’avoir la dignité de ne plus reprendre mes textes ni d’utiliser le contenu de mon blog, mon nom ou mes travaux, ni à chercher à m’apporter un quelconque soutien, et ce, même si je devais demain recevoir une balle dans la tête. Comme je sais qu’il est capable de récupérer, y compris les morts et les enterrements de ceux qui sont loin de partager son point de vue, et ce, pour étayer son propos, je préfère l’écrire tel un testament.  
Parfois dans la vie, il faut savoir assumer ses responsabilités et je suis de ceux qui préfèrent être seuls que mal accompagnés…  

Source : Blog de Mohamed Sifaoui
Par Admin
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Vendredi 10 juillet 2009
La source de tous les mythes, Michael J. Totten

09/07/09

 

Texte original anglais : "The Mother of All Myths", 29 mai 2009

 

 

 

Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org


Note aux responsables de sites et blogs: Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien :

http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-16769-145-7-source-mythes-michael-j-totten.html

 

 

Un livre de Dennis Ross, conseiller spécial pour l'Iran, du Secrétaire d'Etat […] est en désaccord gênant avec la thèse du "lien [entre tous les conflits]", soutenue par l'administration Obama.

Dans un chapitre intitulé "La source de tous les mythes", Ross écrit :

« De tous les mythes politiques qui nous ont empêchés de réaliser de vrais progrès au Moyen-Orient, il en est un qui se distingue par son impact et sa longévité: c’est l'idée que si le conflit palestinien était résolu, tous les autres conflits d'Orient fondraient comme neige au soleil ».

En attendant, l'administration Obama – pour laquelle Ross travaille actuellement – fait pression sur Israël, en partie parce que le président espère qu’un progrès dans la résolution du conflit palestinien contribuera à faire échec à la propention iranienne à développer des armes nucléaires.

Ross a terminé son manuscrit et l’a vendu à Viking Press avant que le président l'ait engagé dans son équipe, mais il a eu raison d’écrire cela, et c’est encore valable aujourd’hui. Les plus grands problèmes du Moyen-Orient – et la volonté de l'Iran d’acquérir des armes nucléaires en fait sans aucun doute partie – ont peu ou rien à voir avec le conflit israélo-palestinien. La haine que voue le régime iranien à Israël est, certes, réelle, et les missiles nucléaires dont il disposerait constitueraient une menace sérieuse [pour l’Etat juif], mais, selon toute probabilité, l'Iran aspirerait à s’équiper des armes les plus puissantes du monde, même si Israël n'existait pas.

L’érudit Martin Kramer identifie neuf "grappes de conflits" régionaux et affirme que "beaucoup de ces conflits sont des symptômes du même malaise: l'absence d'un ordre moyen-oriental qui remplace les anciens empires islamiques et européens. Mais ce sont des symptômes indépendants ; un conflit n’en cause pas d’autres, et sa 'résolution' ne peut pas en résoudre un autre."

Ross donne l’impression qu’il enfonce une porte ouverte quand il dit que ceux qui croient à la théorie du "lien [entre les conflits]" pensent que "tous les autres conflits d'Orient fondraient comme neige au soleil" pour peu que les Palestiniens aient un Etat. Je ne sais pas si le Président Barack Obama irait aussi loin, mais l'ancien Président Jimmy Carter le fait presque, lorsqu’il dit :

« Moins de 5 pour cent des populations de nos anciens proches amis de la région, l'Egypte et la Jordanie, sont favorables aux Etats-Unis aujourd'hui. Ce n'est pas parce que nous avons envahi l'Irak : ils détestaient Saddam. C'est pas parce que nous ne faisons rien pour la condition difficile des Palestiniens. Il ne fait aucun doute que le chemin vers la paix au Moyen-Orient passe par Jérusalem. »

Les populations d'Egypte, de Jordanie et d'autres pays arabes ont une liste presque inépuisable de griefs à l’encontre des Etats-Unis. Beaucoup sont fondés sur des théories de conspiration, fantasmagoriques et inventées par le pouvoir, qui n'ont rien à voir avec la Cisjordanie, Gaza, ou quoi que soit d’autre dans la réalité. Il est certain que leurs populations ont été exaspérées par l'invasion de l'Irak, indépendamment de ce qu'elles pensaient de Saddam Hussein. Le soutien américain d'Israël irrite un nombre énorme de musulmans arabes, mais la plupart des "grappes de conflits" de la région, comme les appelle Kramer, ont peu, ou rien à voir avec Israël ou les Etats-Unis.

L'ancien Président Carter, comme la plupart des Occidentaux, a une vue occidentalo-centrée du monde. Il pourrait difficilement en être autrement. La plupart des Chinois ont une vue sino-centrée du monde, la plupart des Indiens, une vue indo-centrée, etc. Un de problèmes de l'ancien Président Carter, ici, est une analyse occidentalo-centrée.  

Des cinq plus sérieux problèmes du Moyen-Orient, à part le conflit arabo-israélien, un seul – la guerre d’Irak – a été provoqué, d’une certaine manière, par Israël ou les Etats-Unis. Mais Israël n'est pas impliqué dans la guerre en Irak. Les quatre autres problèmes – l’islam radical, le manque de démocratie en dehors du Liban et de l'Irak, l’aspiration de l'Iran à l'hégémonie régionale, et le conflit entre sunnites et chiites – ne peuvent être raisonnablement mis au compte des Etats-Unis, d'Israël, ou du conflit arabo-israélien.

Voyons ces problèmes dans l'ordre. La guerre en Irak implique évidemment les Etats-Unis, mais les Israéliens et les Palestiniens ont peu, voire rien du tout à y voir.

« Il est certain que le conflit israélo-palestinien et le conflit iraqien sont interactifs », affirmait l’ancien conseiller à la sécurité nationale du Président Carter, Zbigniew Brzezinski, en 2003. Au mieux, c'était à peine vrai en 2003, et l'idée est une absurdité aujourd'hui. Les insurgés d'Irak et les groupes terroristes ont passé ces six dernières années à combattre les Américains et à se battre entre eux. Qu’est-ce qu'une bombe placée dans une voiture, sur un marché de Bagdad, par des Iraqiens pour tuer d'autres Iraqiens, a à voir avec Israël ? J'ai visité l'Irak sept fois, et pas une seule fois je n’ai entendu un Iraqien mentionner Israël avant de m’en enquérir moi-même. Presque tous les Irakiens auxquels j'ai parlé du conflit arabo-israélien ont paru trouver mes questions étrangement non pertinentes et sans rapport avec leurs problèmes et leur vie.

Les islamistes radicaux haïssent Israël et les Etats-Unis, mais ils fomenteraient des troubles même si Israël et les Etats-Unis cessaient d'exister. La variante sunnite moderne de l'islam radical a commencé avec la montée du wahhabisme en Arabie Saoudite, au XVIIIe siècle, et s’est étendue depuis à six continents. Il est assez facile de dissocier ce problème du conflit arabo-israélien, ne serait-ce qu’en regardant au delà du Moyen-Orient. Les Talibans ne combattent pas au Pakistan et en Afghanistan pour "libérer" Gaza. Ils jettent de l'acide au visage des femmes  non voilées. Ils ont fait sauter les statues antiques de Buddha à Bamiyan, avec des lance-missiles anti-aériens. Un Etat palestinien indépendant n'a aucune chance de calmer leur fanatisme ou leur soif de destruction des autres. Et c'est juste un exemple.

Ce n’est certainement pas la faute d'Israël si la plupart des régimes arabes ne sont pas démocratiques, et le fait d’établir un "lien" entre le conflit arabo-israélien et le despotisme arabe fait seulement l'affaire des tyrans de la région. Jay Nordlinger a efficacement brocardé ce qu'il appelle les fabricants d’excuses, après avoir participé au Forum Economique Mondial sur le Moyen-Orient, il y a quelques semaines, en Jordanie.

Paraphrasant ces "fabricants d’excuses", il écrit :

« Les pays arabes ne peuvent cesser de mettre à mal le socialisme tant qu'Israël n’évacue pas la Cisjordanie. Le népotisme doit continuer jusqu'à ce qu’Israël quitte la Cisjordanie. Les femmes ne peuvent pas conduire et les "crimes d'honneur" doivent continuer, tant qu’Israël ne s’en va pas. La corruption doit régner dans les pays arabes tant qu’Israël occupe la Cisjordanie. Etc., etc. Cette attitude n’est pas seulement démente, elle est nocive jusqu’à la destruction. »

Il ne fait pas de doute que le régime iranien déteste sincèrement Israël, et une bombe nucléaire iranienne constituerait une grave menace pour les Israéliens, mais il ne semble pas du tout que les Iraniens renonceraient à leur course à ces armes si la Cisjordanie et Gaza devenaient souverains. L’actuel gouvernement de l'Iran s’est agressivement efforcé d’avoir la domination régionale sur les Etats arabes, depuis que les khomeinistes sont devenus le fer de lance de la lutte post-révolutionnaire pour le pouvoir. L'Iran - ou l'empire perse comme on avait coutume de l’appeler - a combattu pour la domination régionale depuis l’époque antérieure à l’existence même de l'islam.

Depuis la création de l'Etat d'Israël, en 1948, beaucoup plus de gens ont été tués par les sunnites et les chiites qui se battent sauvagement entre eux (un million de morts dans la seule guerre Iran-Iraq, et des dizaines de milliers en Irak, beaucoup plus récemment), que dans le conflit arabo-israélien. La haine mutuelle entre sunnites et chiites est antérieure de plus de 1.000 ans à la création d’Israël.

La fin du conflit arabo-israélien sera un grand jour, mais, même s'il se terminait demain, le Moyen-Orient resterait un marécage dysfonctionnel violent. Il est tout à fait improbable que ce conflit s’achève durant le mandat d’Obama, en tout cas. Ce ne sera pas la faute du président. Rien de ce que n'importe qui puisse faire à court terme ne persuadera des gens comme le Hamas de renoncer au rêve de la destruction d'Israël, ni, bien sûr, de signer un traité de paix permanent avec Benjamin Netanyahu. Cela ne se produira pas certainement pas avant que l'Iran puisse développer des armes nucléaires, comme le président l’espère. Le temps restant indiqué par l’horloge est trop court.

 

Michael J. Totten


© Commentary

 

Mis en ligne le 9 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

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Vendredi 10 juillet 2009
L’ «interdépendance» : source de tous les mythes, Dennis Ross et David Makovsky
Le concept de «linkage», dont traite cet article relativement technique, n’est pas facile à rendre en français. Littéralement il connote le fait de lier entre eux des éléments. Il s’emploie dans beaucoup de domaines. Dans le présent contexte, il faudrait le rendre par la lourde périphrase suivante : [fait de voir une] "liaison" [entre des conflits différents]. Faute de mieux, j’ai donc choisi de le traduire par "interdépendance" [des conflits]. Je suis ouvert à toute suggestion de nature à améliorer la traduction qui suit, en général, et celle de ce mot, en particulier. (Menahem Macina).
10/07/09


Extrait du chapitre intitulé « Linkage : The Mother of all Myths », tiré du livre de Dennis Ross et David Makovsky, Myths, Illusions, and Peace.

Texte publié par le New York Times, du 7 juillet, sous le titre "Myths, Illusions, and Peace"


Traduction française : Menahem Macina pour upjf.org


Note aux responsables de sites et blogs: Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/ideologies/article-16774-110-1-interdependance-source-mythes-dennis-ross-david-makovsky.html

 


Interdépendance : La source de tous les Mythes


De tous les mythes politiques qui nous ont empêchés de réaliser de vrais progrès au Moyen-Orient, il en est un qui se distingue par son impact et sa longévité: c’est l'idée que si le conflit palestinien était résolu, tous les autres conflits du Moyen-Orient fondraient comme neige au soleil. C’est l’argument de "l’interdépendance". Les Néo-conservateurs l’ont toujours rejeté, en raison de leur scepticisme concernant les intentions arabes et leur conviction apparentée selon laquelle le conflit israélo-palestinien ne peut être résolu. Tandis que les réalistes en ont toujours été les pourvoyeurs les plus déterminés, ce mythe surpasse tous les autres et s’est avéré étonnamment résistant ici, à l’échelle internationale, et au Moyen-Orient. En fait, peu d’idées ont été aussi régulièrement et puissamment favorisées, tant par des profanes que par des acteurs politiques et des dirigeants.

Il ne faut pas chercher bien loin pour trouver des exemples de la diffusion de cette notion. Notons les mots du président égyptien Hosni Mubarak, début 2008, quand, debout près de Georges W. Bush, au cours d’une conférence de presse conjointe, suite à leurs entretiens dans la station balnéaire de Sharm el-Sheikh, dans le Sinaï, il relatait leur conversation :

« J’insiste sur le fait que la question palestinienne, est, bien sûr, le cœur du problème et du conflit du Moyen-Orient, et ce qui permet de juguler la crise et la tension dans la région, et le meilleur moyen de faire face à ce qui se passe dans le monde, dans notre région, j’entends par là l’escalade de la violence, l’extrémisme et le terrorisme. »

Le Roi Abdullah de Jordanie a invoqué à un argument très semblable lors d’un entretien  avec une chaîne de télévision américaine, en 2006:

« Je ne cesse de dire que la Palestine est le nœud [du problème]. Elle est liée à tout ce qui se passe en Iraq. Elle est liée à ce qui se passe au Liban. »

Les dirigeants du Moyen-Orient ne sont pas les seuls à estimer que la question palestinienne est au cœur de tous les autres problèmes régionaux. Brent Scowcroft, ancien conseiller à la sécurité nationale des Présidents Gerald Ford et George H.W. Bush, fait écho à ce point fondamental, dans un livre publié, début 2007 :

"Un effort vigoureusement renouvelé pour résoudre le conflit israélo-arabe pourrait changer fondamentalement et la dynamique de la région, et le calcul stratégique de ses principaux dirigeants. Un réel progrès mettrait l’Iran dans une position plus défensive. Le Hezbollah et le Hamas perdraient leur principe de ralliement. Des alliés des Américains, tels L’Egypte, l’Arabie Saoudite et les Etats du Golfe, auraient toute liberté pour soutenir la stabilisation de l’Iraq. Et l’Iraq serait finalement considéré par tout le monde comme un pays-clé, qu’il fallait utiliser correctement pour la recherche de la sécurité régionale."

Pareillement, le Groupe d’Etude de l’Iraq, co-présidé par James Baker et Lee Hamilton, mettait l'accent sur l'idée d’interdépendance:

"Pour le dire simplement, toutes les questions-clé du Moyen-Orient – le conflit israélo-arabe, l'Iraq, l'Iran, la nécessité de réformes politiques et économiques, ainsi que l'extrémisme et le terrorisme – sont inextricablement liées."

Des déclarations aussi audacieuses sont rarement compétentes. En effet, elles sont guidées par une hypothèse centrale : mettre fin au conflit israélo-arabe est la condition préalable au traitement des maladies du Moyen-Orient. Solutionnez-le, et vous mettrez fin à tous les autres conflits. Echouez, et l’instabilité – voire la guerre – submergeront toute la région.

Le problème majeur de ce présupposé est qu’il n’est pas vrai. Il y a eu des dizaines de conflit et des coups d’Etat sans nombre au Moyen-Orient depuis la naissance d’Israël en 1948, et la plupart n’avaient aucun lien avec le conflit israélo-arabe. Par exemple, le coup d’Etat iraqien de 1958, la crise libanaise de 1958, la guerre civile yéménite de 1962-1968 (y compris les guerres civiles des années 1980 et 1990), la révolte des Kurdes iraqiens, en 1974, la guerre frontalière égypto-libyenne de 1977, la Guerre Iran-Iraq de 1980-1988, la Guerre du Golfe Persique de 1990-1991 (y compris les révoltes iraqo-kurdes et iraqo-chiites de la même année), les conflits frontaliers yéméno-érythréen et saoudo-yéménite du milieu des années 1990, et la Guerre Etats-Unis-Iraq, qui a débuté en 2003.

Beaucoup de ces conflits ont été longs, sanglants et très onéreux. La Guerre Iran-Iraq a duré huit ans et demi, a coûté des centaines de milliards de dollars, et a fait entre six cent mille et un million de morts. Mais ce conflit, comme les autres énumérés ci-dessus, se serait produit, même si le conflit israélo-arabe avait été réglé.

Puisque les origines de tant de crises et de rivalités régionales n’ont aucun lien avec le conflit israélo-arabe, il est difficile d’envisager que sa résolution dénouerait d’autres impasses régionales, ou autres sources d’instabilité. L’Iran, par exemple, ne persévère pas dans ses ambitions nucléaires parce qu’il y a un conflit israélo-arabe. Les groupes sectaires d’Iraq ne mettraient pas soudain de côté leurs guerres intestines si la question palestinienne était résolue. Comme tant de conflits régionaux, ces combats ont leur dynamique propre.

De plus, si tragique que soit devenu le conflit entre Israéliens et Palestiniens, il n’a pas débordé au point de déstabiliser le Moyen-Orient. Il y a eu deux Intifadas, ou révoltes palestiniennes, dont l’une a duré de 2000 à 2005 et coûté la vie à 4 000 Palestiniens et 1 000 Israéliens, mais pas un seul dirigeant arabe n’a été renversé, ni aucun régime déstabilisé, de ce fait. Ce conflit est resté local, confiné à une petite aire géographique. Pourtant l’argument de l’interdépendance perdure jusqu’à ce jour et a de puissants promoteurs.

Pourquoi persiste-t-il ? Et pourquoi est-il accepté par de hauts décisionnaires politiques comme si les faits qu’il invoque étaient exacts ?


©
Dennis Ross et David Makovsky

 

Mis en ligne le 10 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

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Mardi 7 juillet 2009
De l’emploi des droits de l’homme comme arme idéologique, Gerald M. Steinberg
Texte à verser au dossier, de plus en plus volumineux, de la guerre idéologique et diabolisatrice menée contre Israël, sous les dehors vertueux hypocrites de la défense des droits de l'homme, par des ennemis irréductibles de l'Etat juif. Merci à notre excellent traducteur de l'avoir rendu accessible aux lecteurs francophones. (Menahem Macina).


Texte anglais original : "Human Rights As A Weapon"


Traduction française : Jean Szlamowitz, pour upjf.org


Note aux responsables de sites et blogs: Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/actualitees-upjf/article-16751-110-1-lemploi-droits-lhomme-comme-arme-ideologique-gerald-steinberg.html

 

 

Ken Roth et Human Rights Watch ont été à l’avant-garde de la campagne qui a visé à criminaliser Israël et les Etats-Unis dans la façon dont ils ont exercé leur légitime défense contre le terrorisme, et à les stigmatiser comme coupables de crimes de guerre.

Les interventions chargées d’émotions de Roth, son jargon et ses contorsions pseudo-juridiques, ainsi que ses partis pris post-coloniaux, ont contribué à créer une perspective déformée et à propager de fausses allégations qui ont érodé le potentiel universaliste des droits de l’homme et ont fait de leurs principes des instruments de guerre.

En s’attaquant à la réplique israélienne à l’encontre du Hamas à Gaza, sur Forbes.com, Roth applique ses compétences acquises durant son action comme procureur à New York. Il crée de toutes pièces une accusation décontextualisée et sans preuves matérielles tangibles. Il voudrait nous faire admettre qu’une armée, et notamment l’armée israélienne, qui n’incarne pas la perfection absolue, doit être radicalement condamnée, et ce indépendamment des circonstances.

Ses accusations reposent sur des semi-vérités, des spéculations, des preuves invérifiables, et sur un point de vue si subjectif, qu’il ne pourrait convaincre qu’un jury n’ayant jamais connu le terrorisme, ignorant tout du droit international, et ayant des préjugés anti-israéliens.

Les déclarations de Human Rights Watch concernant Gaza suivent les modèles et les pratiques éprouvés de cette organisation. Par exemple, en octobre 2000, HRW s’est joint à la campagne accusant Israël de la mort très médiatisée de Mohammed al-Dura, en citant des « témoins oculaires », tout en rejetant toute preuve contradictoire. Il y a quelques mois, une cour d’appel française, connue pour la rigueur de ses jugements, a passé en revue les détails de cette affaire et s’est rangée du côté de ceux qui pensent que ce film est une mise en scène due au caméraman palestinien travaillant pour France 2, le seul « témoin » cité. Mais l’organisation de Roth continue de faire référence à cette affaire comme preuve de « l’utilisation indiscriminée et excessive de la force par Tsahal ».

En 2004, Roth a tenu une conférence de presse hautement médiatisée, à l’American Colony Hotel, de Jérusalem, pour rendre public un rapport de 135 pages sur beau papier glacé, dénonçant Israël et intitulé « Razing Rafah ». On constate le biais idéologique de HRW quand on lit que les terroristes y sont décrits comme « résistants » et que ce rapport fait la promotion d’une campagne de boycott pour empêcher les ventes de bulldozers Caterpillar à Israël.

HRW prétend notamment que les tunnels de l’Egypte vers Gaza ne constituent pas une menace sérieuse et que, selon « des experts » (dont certains sont de simples vendeurs de magasins), ils peuvent être détectés grâce à des équipements que l’on utilise couramment aux Etats-Unis. Les attaques de Tsahal contre les bâtiments qui cachent ces tunnels sont donc « inutiles », « illégales » et « ont pour but de conserver le contrôle de la Bande de Gaza sur le long terme ». Moins d’un an plus tard, Israël s’était retiré de Gaza, ce qui a permis l’arrivée de milliers de roquettes par ces tunnels. HRW avait donc complètement tort, mais n’en a visiblement tiré aucune leçon.

En effet, Roth a suivi des procédures similaires durant la Guerre du Liban de 2006, avec de nombreuses accusations sans fondement citant de prétendus « témoins oculaires » dans des territoires complètement contrôlés par le Hezbollah. Dans le cas de l’attaque de Cana, HRW a repris des chiffres de victimes qui étaient le double de ceux constatés sur place par la Croix-Rouge. Dans ces cas comme dans d’autres, Roth ne s’est jamais excusé et aucune enquête indépendante n’a jamais été menée concernant les nombreuses erreurs et autres points de vue biaisés de HRW.

En ce qui concerne les crimes de guerre commis par les groupes terroristes comme le Hezbollah et le Hamas, Roth n’a jamais pris en compte les preuves les plus évidentes et a toujours refusé de condamner publiquement ces actes, ou de tenir une conférence de presse pour demander des enquêtes. A contrario, Israël a toujours été considéré comme coupable dès le départ.

HRW a publié 18 condamnations différentes de la politique menée par Israël à Gaza en 2008, exploitant la rhétorique du droit international, notamment l’accusation, infondée, selon laquelle Israël se livrerait à une « punition collective » et causerait « une crise humanitaire ». Il n’y a guère eu de déclarations concernant les violations les plus manifestes du droit de la guerre, ou de la morale la plus élémentaire, par les Palestiniens, à savoir, par exemple, le lancement de milliers de missiles pour agresser Israël, l’indéniable utilisation de boucliers humains, le kidnapping de Guilad Shalit et la négation de tous ses droits en captivité.

La question du phosphore blanc (l’une des armes les plus importantes de l’arsenal de Roth visant à incriminer Tsahal dans l’épisode de Gaza) n’est qu’un des aspects de cette guerre complexe. Là encore, Roth a construit une accusation qui déforme les faits et qui constitue une attaque à charge, fondée sur l’allégation selon laquelle Tsahal aurait causé des dommages non nécessaires et indiscriminés à des civils.

Roth prétendrait-il donc être au courant des détails du déploiement militaire du Hamas au sein des maisons, écoles, mosquées et hôpitaux, et des décisions de détermination des cibles par Tsahal ? Et comment « l’expert militaire » de HRW (Marc Garlasco, selon toute évidence, dont la subjectivité idéologique et le manque de compétences se sont avérés patents dans le rapport Razing Rafah et lors de l’incident de la plage de Gaza en 2006) est-il capable d’une telle précision alors qu’il observe ce qui se passe d’une distance et d’un lieu non précisés à l’extérieur de Gaza ?

Roth justifie la campagne disproportionnée de HRW concernant l’utilisation du phosphore blanc en proclamant que des actions illégales de terroristes ne justifient pas des mesures de défense « illégales ». Mais comme l’a précisé le professeur Avi Bell, qui est expert en droit international, « quand un combattant se cache dans une habitation civile, cette maison cesse d’être une cible civile et devient une cible militaire (…) l’utilisation de boucliers humains est un critère important pour déterminer le raisonnement juridique qui convient. »

Par contraste, le flot de condamnations publiées par HRW indique que, pour eux, toute arme utilisée dans le cadre de la légitime défense est, de toute manière, illégitime.

Etant donné la complexité des procédures de défense contre des organisations terroristes bien armées comme le Hamas et le Hezbollah, des erreurs sont parfois commises et elles doivent être corrigées. Mais le système de limitation et de contrôle dont s’est dotée la démocratie israélienne est nettement plus crédible que les explosions émotionnelles de Roth, les "experts idéologiques" de HRW, ou l’exploitation contreproductive de la rhétorique du droit international.

Outre la diabolisation du droit d’Israël de défendre ses citoyens contre une attaque, des distorsions aussi cyniques de la réalité remettent en cause les fondements moraux de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, et cette destruction morale est l’antithèse même des nobles objectifs imaginés par les fondateurs de HRW.

 

Gerald M. Steinberg *

 

© Forbes.com

 

* Le professeur Gerald Steinberg dirige NGO Monitor et le département de sciences politiques de l’université Bar Ilan.

 

 

Mis en ligne le 7 juillet 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

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Mercredi 1 juillet 2009

La ‘’colonisation’’ israélienne

 

La mésentente entre les Etats-Unis et Israël concernant la croissance naturelle des implantations en Judée-Samarie persiste toujours. Ce qui fait l’affaire de l’Autorité palestinienne qui affirme, si l’on s’y fie, que les négociations pour la fin du conflit proche-oriental ne reprendront pas tant que le gel total de la « colonisation » des territoires ne sera pas décrété officiellement. Une « colonisation » si ‘’perturbante’’ que toute paix en est, à ses yeux, utopique !

 

Est-ce vraiment le cas ?

 

La très grande majorité du peuple israélien, 70% au dernier sondage, est consentante à la création d’un deuxième pays pour les arabes de Palestine et donc à une ‘’décolonisation’’ massive de leurs concitoyens. Cela, aux conditions incontournables que ce nouvel état soit démilitarisé et que la légitimité d’Israël soit explicitement reconnue. Des clauses qui, si elles venaient sur la table de négociations, seraient intenables aux yeux du monde musulman en quête d’expansion à travers la planète. Le sujet de « colonisation » sera donc de rigueur et d’importance première tant qu’une ‘’solution’’ ne sera pas trouvée ou qu’un nouveau gouvernement israélien ne soit nommé et mette une fin définitive aux ‘’exigences’’ juives !

 

Ce qui autorise l’affirmation que la « colonisation » ne met pas de frein à toutes avancées dans le processus de paix. Car, selon la volonté de la plupart des gouvernants israéliens qui se sont succédés depuis les « accords d’Oslo », les frontières internationales se traceront par un échange équitable de terrain, et selon les surfaces des implantations les plus peuplées qui intégreront l’espace israélien.

 

On ne voit donc pas ici quel peut être la gêne quant à la reprise immédiate des négociations ! Hormis l’exigence d’un démantèlement complet de ces dernières, ce qui serait une revendication inacceptable quelque soit les gouvernements à venir et une excuse ‘’palestinienne’’ difficilement escamotable aux yeux de l’opinion mondiale quant à sa volonté d’une reprise des négociations de paix.

 

Quant aux implantations qu’Israël ne gardera pas, elles seront détruites comme le furent celles du Sinaï -lors de sa restitution suite à la signature du traité de paix avec l’Egypte- et celles de la bande de Gaza lors du retrait unilatéral de 2005. Ici, non plus, nul obstacle ne peut être opposé à l’encontre d’un retour immédiat aux négociations car le passé récent israélien est éloquent de bonne volonté.

 

Sauf, évidemment, à s’étonner et s’écœurer que l’état à naître se devra d’être Juderein, tel que l’a rêvé Adolphe Hitler pour l’Europe !

 

Si donc le nettoyage ethnique est banal dans les états musulmans et ne choque nullement les esprits occidentaux, la prise de position de ces derniers est, de par son insistance d’une demande d’arrêt total de la ‘’colonisation’’, incompréhensible ! D’autant plus, si l’on se souvient que le Ministre des Affaires étrangères Avigord Liberman est qualifié d’extrémiste de droite par les moralisateurs, reçu avec antipathie dans les chancelleries et ‘’démissionné’’ par un Président d’une France qui ne sait plus comment faire plaisir à ses banlieues musulmanes. Ceci, pour avoir suggéré un échange de territoires incluant une population, et pour tenir un discours clairs sur chacun.

 

Il ne fait aucun doute que le sujet de la « colonisation » fera encore les beaux jours de ceux qui s’en servent comme excuse pour ne pas avancer sur le chemin d’une « paix juste et durable » pour la région ou pour satisfaire des intérêts particuliers de certains ‘’médiateurs’’. A la charge du gouvernement israélien actuel de faire comprendre à la communauté occidentale sa lâcheté à trop étreindre la position du monde musulman, sans omettre de faire saisir à son peuple le désir inébranlable arabo-musulman de l’éradication du refuge juif par des subterfuges.

 

On peut donc parier que la Paix n’est pas pour après-demain dans cette région.

 

Victor PEREZ ©

Article librement reproductible accompagné de la mention  de l’url suivante : http://victor-perez.blogspot.com

 

Victor PEREZ

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Mercredi 1 juillet 2009
"Alors que les associations telles que la Croix-Rouge britannique et Christian Aid font en règle générale preuve d'impartialité dans d'autres régions du monde, on ne peut pas en dire autant lorsqu’il s’agit du conflit israélo-palestinien, qu'elles ont l'habitude d'analyser sous un prisme profondément partisan." (Andrew Roberts, The Times)

"Le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor a qualifié de ''scandaleux'' le rapport de la Croix rouge (CICR) publié lundi. Il estime inconcevable que ce rapport accuse Israël, et ignore la captivité inhumaine du soldat israélien Guilad Shalit ou la belligérance intransigeante du Hamas." (
Guysen.International.News)

La Croix-Rouge: encore une ONG européenne qui ne cache pas son parti pris anti-israélien. Même le refus du Hamas de les laisser avoir accès à Guilad Shalit ne faiblit pas leur détermination à stigmatiser Israël.

Une bombe humaine palestinienne prête au martyre déclare à la télévision du Hamas: "... et nous savons qu'il n'y de sang qui nous est plus doux que le sang des Juifs."

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Le financement européen du narratif de guerre, Gerald M. Steinberg
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Les ONG sont coupables, pas la BBC, Andrew Roberts
- Chiffres truqués: pas plus de 500 à 600 morts à Gaza
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Elena Bonner parle d'Israël, d'antisémitisme et de Gilad Shalit
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European Parliamentarians call upon the Red Cross on behalf of Gilad Shalit (résultat: 0)

Source :
Philosémitisme
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Mercredi 1 juillet 2009

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Michel Garroté
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Mardi 30 juin 2009
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Petit billet d’humeur à Monsieur Sarkozy - Monsieur Sarkozy, c’est la goutte qui fait déborder le vase, car depuis hier soir lundi 29 juin, je sais que (information diffusée par Channel Two et reprise par Barak Ravid sur haaretz.com) vous avez conseillé au Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu – reçu mercredi 24 juin par vous à l’Elysée – de se débarrasser de son ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman. Depuis hier soir lundi 29 juin je sais – aussi – que vous avez comparé le ministre israélien des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman à Jean-Marie Le Pen.
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Depuis hier soir lundi 29 juin je sais – également – que vous avez affirmé à Netanyahu, en accompagnant vos paroles d’un geste de la main en signe de repoussoir : « Sortez-le (ndmg : Avigdor Lieberman) du gouvernement et remplacez le par Livni. Avec elle et Ehud Barak vous pouvez créer l’histoire. J’ai toujours reçu les chefs de la diplomatie israélienne. J’ai beaucoup apprécié ici à l’Elysée Tzipi Livni, mais celui-là (ndmg : Avigdor Lieberman) je ne peux pas ! ».
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Monsieur Sarkozy, je reviendrai sur votre stupéfiante et ridicule ingérence dans les affaires intérieures de la démocratie israélienne lorsque j’aurai le temps. Et à cet effet, Monsieur Sarkozy, je vous posterai, en temps voulu, une lettre ouverte, en ma qualité de Français de l’étranger. Et je ferai en sorte que cette lettre soit lue par ceux qui, comme moi, ont voté pour vous et vous ont ainsi accordé leur confiance. Confiance que vous trahissez depuis deux ans de façon incroyablement désinvolte, grossière et, surtout, infantile (dans la foulée voulez-vous nommer Kouchner ministre israélien des Affaires étrangères ?). Certes, vous êtes locataire de l’Elysée (sans payer le loyer). Mais vous n’êtes pas président des Français. Car on ne peut à la fois trahir et présider. Vous avez parlé à Netanyahu de créer l’histoire alors que la votre est dérisoire. Nous y reviendrons. Jean-Edern Hallier n’aimait pas Giscard (« Lettre ouverte au colin froid »). Moi c’est vous que je n’aime pas.
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Les Airbus c’est la faute à malchance - Un Airbus A310 avec 153 personnes à son bord a cessé d’apparaître sur les radars entre le Yémen (où sévit en ce moment même la rébellion de Al-Houthi soutenu par l’Iran) et les Comores dans la nuit d’hier lundi et à matin mardi. L’Airbus s’est crashé en mer. Il y aurait un survivant de cinq ans. Une météo déplorable, nous dit-on, serait à l’origine de la catastrophe. Une tour de contrôle a assuré avoir vu en direct le crash. Une allégation incompatible avec la thèse d’une météo déplorable. Raison pour laquelle on va très bientôt nous raconter que c’est une défaillance de l’Airbus ou que celui-ci n’était qu’un vieux coucou. A propos de crash, on attend toujours des informations cohérentes sur l’autre Airbus crashé, celui de la ligne hezb Rio - Paris.
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Les milliards du Sarkoland - Vous avez donc décidé un grand emprunt national consacré aux grandes dépenses d’investissement Monsieur Sarkozy ? Mais le déficit budgétaire dépasse déjà 7 % du PIB et la dette publique 68 % du PIB, soit plus de 1 300 milliards d’euros (+ 15 milliards pour la seule année 2008). Le grand emprunt national devrait – nous dit-on – financer de grands projets stratégiques qui verront le jour en 2011 et, surtout, en 2012, grande année électorale. Ceci explique-t-il cela ? Si DSK se présente en 2012 je vote pour lui.
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Bientôt la légion d’honneur pour Ahmadinejad ? - Le Conseil iranien des Gardiens de la Révolution (ou de la Constitution ou de la Farce, peu importe à vrai dire) a confirmé hier lundi la « victoire » de Ahmadinejad après un « recomptage partiel » des bulletins de vote. La news figure dans la rubrique humour des grands quotidiens iraniens. Ahmedinejad se rend aujourd’hui mardi en Libye (chez son pote dictateur Kadhafi) où il participe au sommet des chefs d'Etat de l’Union africaine (la France n’est pas invitée).
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Ainsi, l’empire néo-perse tente d’annexer l’Afrique après avoir annexé, avec ses pétrodollars, le Vénézuéla, le Liban et la bande de Gaza (Vénézuéla qui, avec Hugo Chavez et son pétrole, a lui-même annexé Antigua et Barbuda, la Bolivie, Cuba, Dominica, l’Equateur, le Nicaragua, San Vicente et les Granadinas, en attendant d’annexer le Honduras). La news (sur Ahmadinejad) figure dans la rubrique nécrologique des grands quotidiens africains. Et l’ONU condamne Israël qui serait indirectement responsable de ces états de faits, comme de tout le reste d’ailleurs, y compris de la météo en Nouvelle Zélande.
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Visitez le Califat de Bosnie avant que lui ne vous visite - Je lis sur LSB que le préfet de la congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique, le cardinal Franc Rodé, après sa visite en Bosnie, du 19 au 21 juin,
a déclaré : « La Bosnie vit un processus d'islamisation et Sarajevo est devenue une ville musulmane (...) les catholiques ont été les principales victimes de la guerre et que beaucoup ont fui le pays (...) Beaucoup sont partis parce que leurs maisons ont été incendiées, d'autres à cause des pressions et de la peur de perdre la vie. De nombreux prêtres et religieux ont été assassinés. Des églises et des monastères ont été incendiés ou détruits (...) Ces dernières années, plus de 100 mosquées ont été construites, dans des lieux où il n'y en a jamais eu. Il y a donc une volonté d'islamisation dans la région de Sarajevo (...) ». Pour une fois qu’un ecclésiastique parle d'islamisation…
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Ah, j’oubliais une autre info dans le même registre. Mgr Vingt Trois défend la burqa. Au nom de la démocratie. Avec des circonlocutions alambiquées. Formulées dans une interview accordée à Radio Notre Dame. Faut le faire.
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Notre Dame des égarés, priez (aussi) pour nos évêques…

Source :
Monde.Info
Par Admin
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Vendredi 26 juin 2009
Pas besoin de regarder le JT de Jean Pierre Pernaut pour rester endormi tout éveillé !
Les actualités ne secouent que peu de monde sauf...!!
Par Admin
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